Les 10 défis majeurs des responsables mobilité internationale

Bertille Marion

25 Mai 2017

Les responsables de la Mobilité Internationale sont chargés de la mise en œuvre de la stratégie de mobilité à l’échelle de l’entreprise. Cela consiste notamment à définir les conditions de mobilité des salariés et à les accompagner dans leurs projets d’expatriation et de carrière à l’international. Découvrez dans cet article quels sont les 10 défis majeurs des responsables mobilité internationale.

Responsables mobilité internationale : un métier complexe

Un responsable mobilité internationale fait face au quotidien à des réalités interculturelles diverses et à des tâches aussi variées que :

  • le recrutement de talents en interne susceptibles d’être intéressés par une mobilité à l’international
  • la gestion de la couverture sociale de salariés étrangers et recrutés sur le territoire national

On peut d’ailleurs voir au travers de cette vidéo produite par la société Deloitte le travail réalisé par les responsables mobilité internationale auprès de cette employée en termes de repérage des talents et d’accompagnement :

1. Un métier multidirectionnel

Selon le témoignage d’une responsable mobilité internationale travaillant chez Essilor et publié sur le site RH Info, ce métier est avant tout multidirectionnel dans la mesure où il amène à travailler avec :

  • Des mobilités depuis la France vers l’étranger
  • Des mobilités depuis l’étranger vers la France
  • Des mobilités entre pays tiers

Cela implique donc de connaître toutes les modalités de la mobilité internationale tant pour les salariés expatriés que pour les employés « impatriés ».

2. Une profession extrêmement technique

Par conséquent, le métier de responsable mobilité internationale est très technique. Il implique notamment de maîtriser de nombreux cadres juridiques différents et des thématiques précises comme :

  • la couverture sociale des salariés
  • la fiscalité de chaque pays
  • ou encore les modes de rémunération

Cela implique donc de connaître toutes les modalités de la mobilité internationale tant pour les salariés expatriés que pour les employés « impatriés »

Mais ce métier exige également une bonne connaissance des différences culturelles existant entre les pays où se trouve implantée l’entreprise. Il est en effet important dans un tel métier d’éviter autant que faire se peut les impairs culturels.

3. Une bonne gestion des zones d’incertitude

Un autre défi que doivent relever les responsables mobilité internationale est la bonne gestion des zones d’incertitude. En effet, il parait relativement impossible de connaitre toutes les cultures et tous les contextes juridiques sur le bout des doigts.

Ainsi, il vaut mieux ne pas redouter d’être sans cesse confronté à l’incertitude et savoir comment récupérer les bonnes informations auprès des bons contacts pour trouver une solution à chaque situation nouvelle.

À la découverte des différences culturelles

4. En contact au quotidien avec l’étranger

Le fait d’être quotidiennement en contact avec l’étranger, et qui plus est avec parfois plusieurs pays différents, représente un défi de taille. Cela exige entre autres choses d’avoir de bonnes compétences en communication afin d’éviter tout malentendu ou incompréhension malgré la distance tant physique que culturelle et les canaux de communication parfois difficiles – une communication menée exclusivement par email par exemple peut mener à de nombreux quiproquos.

Une communication menée exclusivement par mail par exemple peut mener à de nombreux quiproquos

5. Expatriés et « impatriés »

Lorsque l’on s’intéresse aux responsables mobilité internationale, on pense souvent en priorité aux salariés expatriés. Mais ce poste implique également d’accueillir sur le territoire national des employés recrutés à l’étranger, et qui ont besoin d’un accompagnement complet pour s’intégrer à leur pays d’accueil.

6. Une multitude de contextes culturels différents

Il est d’ores et déjà difficile d’apprendre à communiquer avec une autre culture que la sienne – c’est encore plus complexe évidemment lorsque plusieurs cultures s’expriment au sein de la même organisation. Or la confrontation avec les différences culturelles peut parfois s’avérer difficile. C’est pourquoi il est recommandé de maîtriser certaines compétences dont nous allons reparler dans la suite de cet article.

Le fait d’être quotidiennement en contact avec l’étranger, et qui plus est avec parfois plusieurs pays différents, représente un défi de taille

Des compétences bien spécifiques

7. Être polyvalent et flexible

Il ressort du témoignage publié sur RH Info que parmi les compétences recherchées chez les responsables mobilité internationale, on retrouve notamment l’aptitude à se montrer polyvalent et flexible. La curiosité peut aider à acquérir l’expérience et les connaissances nécessaires au développement d’une telle polyvalence.

8. Avoir une bonne maîtrise des « soft skills »

En plus d’être doté d’une grande ouverture d’esprit, être responsable mobilité internationale demande également une bonne maitrise de ce que l’on appelle les soft skills, ou compétences relationnelles. Elles peuvent prendre des formes différentes telles que le savoir-vivre, la capacité à collaborer ou encore l’intelligence émotionnelle.

9. Maîtriser plusieurs langues

Il va de soi qu’il est essentiel de maîtriser au moins une langue étrangère lorsque l’on veut devenir responsable mobilité internationale – l’anglais en priorité mais pas seulement. En fonction des pays et régions dans lesquels votre entreprise se trouve implantée, il vous faudra peut-être songer à apprendre d’autres langues étrangères telles que l’espagnol, le chinois ou encore le russe.

Il va de soi qu’il est essentiel de maîtriser au moins une langue étrangère lorsque l’on veut devenir responsable mobilité internationale

10. Développer son intelligence culturelle

Enfin, vous vous y attendez sans doute, mais l’intelligence culturelle est évidemment une compétence incontournable pour ce type de poste. Elle désigne l’aptitude à adapter son comportement lorsqu’on interagit avec des personnes de cultures différentes, et la capacité à comprendre des pratiques et des points de vue différents. Cette compétence peut notamment être acquise à l’aide de formations interculturelles.

L’intelligence culturelle est évidemment une compétence incontournable pour ce type de poste

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