Comment communiquer efficacement à travers les cultures – Le petit guide pratique

Matthew MacLachlan

25 Juil 2016

Pas toujours évident de communiquer efficacement avec nos collaborateurs étrangers sans faire face à un certain nombre de malentendus. En effet ceci est essentiellement dû au fait que notre manière de communiquer est avant tout culturelle. Voici un petit guide pratique afin de communiquer plus efficacement à travers les cultures.

A l’heure de la mondialisation, communiquer efficacement s’impose comme étant l’un des défis majeurs des équipes multiculturelles

Chaque culture possède son propre mode de communication. Cette dernière n’est d’ailleurs en général pas uniquement constituée du contenu de notre message.

Au contraire, la forme du message est souvent bien plus importante que son fond. En effet la communication non verbale composée des gestes, du contact visuel ou des expressions du visage par exemple en dit beaucoup sur l’état émotionnel du locuteur.

Communication verbale et non verbale

Selon le professeur de psychologie Albert Mehrabian, la communication est à :

  • 7% verbale
  • 38% vocale (ton de la voix)
  • 55% non-verbale

Ainsi, les styles de communication varient en fonction des cultures car la communication non-verbale, constituée du langage corporel et du contact visuel, est plus ou moins utilisée selon les cultures, et de différentes manières.

Petit guide pratique pour communiquer efficacement à travers les cultures

Petit guide pratique pour communiquer efficacement à travers les cultures

 

Quelles communications pour quels pays ?

Les cultures nordiques restent essentiellement impassibles et se reposent sur le langage pour faire passer un message

Sans rentrer dans trop de détails, voici ce qu’il est utile de retenir :

  1. Les cultures latines utilisent par exemple les mains pour renforcer le langage verbal
  2. Les cultures anglaises montrent souvent leurs émotions par l’expression faciale, en fronçant les sourcils par exemple, avec peu de gestes corporels
  3. Les cultures nordiques restent essentiellement impassibles et se reposent sur le langage pour faire passer un message.

Ce que nous apprend l’anthropologue Edward T.Hall

L’anthropologue et spécialiste de l’interculturel Edward T. Hall a développé un des premiers concepts clefs de la culture en identifiant deux types de contextes de communication grâce à ses recherches au Foreign Service Institute.

Il a ainsi distingué le contexte riche du contexte pauvre.

Le contexte riche

Les pays arabes, les pays d’Amérique latine, le Japon, l’Inde ou encore la Chine sont des pays à contexte riche.

Au sein d’une culture dont le contexte est riche, la communication est indirecte et implicite. Le non-verbal possède une grande importance car beaucoup d’informations ne sont pas formulées explicitement ce qui entraîne de nombreuses mécompréhensions.

Les personnes font peu confiance aux documents écrits. Les procédures sont souples, les objectifs amenés à évoluer avec les circonstances et il faut savoir s’armer de patience lors de négociations.

En revanche, tisser des liens forts et créer des relations de longue durée basées sur l’honnêteté et la loyauté est essentiel afin de mieux comprendre l’autre.

Le contexte pauvre

Les informations sont énoncées de façon claire et précise, c’est à dire que la communication est davantage verbale

A l’inverse, au sein d’une culture à contexte pauvre comme dans les pays anglo-saxons, scandinaves ou germaniques, la communication est explicite et directe.

Les informations sont énoncées de façon claire et précise, c’est à dire que la communication est davantage verbale.

Dans les affaires, cela implique que les objectifs soient détaillés et quantifiés tandis que les plannings sont essentiels : chaque date ou délais est respecté.

Les personnes pragmatiques ont davantage tendance à créer des relations de court terme et se fient aux faits et preuves pour prendre des décisions.

Quand les deux contextes se rencontrent, ça donne quoi ?

Des personnes travaillant ensemble et provenant respectivement de cultures à contexte riche et pauvre peuvent donc rencontrer des problèmes pour communiquer.

Un article du Journal du Net, relate l’expérience de cadres chinois au sein d’un groupe français à Hong-Kong. On y remarque l’importance du langage non-verbal dans la communication de l’équipe chinoise, qui par exemple, exprime son désaccord par des silences, des moues dubitatives ou des contre questions, mais qui ne formulera jamais un « non » clair et franc.

Communiquer efficacement à travers les cultures, ça s’apprend !

Ainsi, il est clair que de nombreuses incompréhensions peuvent naître lors de discussions entre partenaires étrangers ne disposant pas de compétences en management interculturel.

Savoir gérer les différences culturelles et reconnaître si son collègue provient d’une culture à contexte riche ou faible afin d’adapter son style de communication est pourtant crucial pour la réussite des affaires.

Suivre une formation en management interculturel permet de limiter ces risques d’échecs en apprenant comment communiquer efficacement avec ses homologues étrangers. Elle fournit des outils pour réduire les incompréhensions culturelles et ainsi, encourager des relations de travail positives.

Savoir gérer les différences culturelles et reconnaître si son collègue provient d’une culture à contexte riche ou faible afin d’adapter son style de communication est pourtant crucial pour la réussite des affaires

 

Contactez-nous par Chat

Demander à être rappelé